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IRAN AUJOURD’HUI

• 43,000 morts
• 350,000 blessés
• 10,000 personnes devenues aveugles

À propos de ce document

Cette page documente, de manière aussi claire et factuelle que possible, ce qui est rapporté concernant les événements en Iran de janvier–février 2026 ainsi que les développements en cours, sur la base de témoignages oculaires, de listes nominatives de victimes, de rapports sur les droits humains, de journalisme d’investigation, de preuves médicales, de documentation de la diaspora et de la couverture médiatique internationale.

Elle ne sollicite pas de dons. Elle ne parle au nom d’aucun parti politique. Elle ne promeut pas un modèle politique unique. Elle se concentre sur les événements rapportés, les schémas documentés, les victimes nommées et les mécanismes de répression décrits par des témoins, des familles et des organisations de défense des droits humains.

Lorsque les chiffres diffèrent selon les sources, ils sont présentés comme des estimations attribuées aux sources, et non comme des totaux incontestés.

Aperçu de la situation

Il est rapporté que l’Iran connaît des manifestations et des troubles à l’échelle nationale ayant débuté fin décembre 2025 et s’étant intensifiés en janvier et février 2026. Des rapports provenant de plusieurs villes décrivent une réponse étatique sévère, comprenant l’usage de tirs à balles réelles dans des zones civiles, des arrestations massives, des exécutions liées aux manifestations, des aveux forcés, des disparitions, des descentes dans des hôpitaux et établissements médicaux, le déploiement d’agents chimiques dans des zones peuplées ainsi qu’un blackout numérique et communicationnel presque total.

La nouvelle documentation publiée durant cette période comprend des listes nominatives de victimes — dont plus de 200 étudiants et mineurs identifiés — des listes de détenus risquant l’exécution, des témoignages d’abus en détention ainsi que l’élargissement d’enquêtes internationales. Plusieurs observateurs décrivent cette phase comme l’une des répressions les plus violentes de l’histoire de la République islamique.

Meurtres de masse sous le couvert du silence

Les conséquences rapportées incluent :

  • Des pertes civiles à grande échelle signalées lors du pic de la répression (les chiffres varient selon les sources et sont difficiles à vérifier indépendamment dans un contexte de blackout).

  • Des adolescents et des enfants signalés parmi les morts.

  • L’usage de munitions réelles contre des civils.

  • Des quartiers et des villes placés sous siège ou sous couvre-feu de facto.

Plusieurs rapports évoquent des bilans allant de dizaines à des milliers de victimes, certaines sources citant des estimations dépassant les +36.000 morts. En raison des limites à la vérification indépendante, ces chiffres doivent être considérés comme des estimations rapportées et non comme des décomptes définitifs.

En janvier 2026, de nombreux médias et rapports d’organisations de défense des droits humains décrivent une escalade vers un recours massif à la force létale, alors que les manifestations se poursuivaient dans les villes et les provinces.

Chiffres des victimes rapportés

Une affirmation largement relayée cite l’International Centre for Human Rights (Canada), indiquant que, sur la base de recherches et d’enquêtes de terrain menées au cours des trois dernières semaines — fondées sur la vérification d’images et de vidéos reçues ainsi que sur des entretiens avec des sources sur place — les chiffres suivants seraient indiqués :

• 43,000 morts
• 350,000 blessés
• 10,000 personnes aveugles

Ces chiffres sont des affirmations de cette organisation et diffèrent d’autres suivis et de la couverture médiatique, en particulier dans un contexte de blackout. Par exemple, Reuters a rapporté des chiffres confirmés nettement inférieurs via HRANA pour des phases antérieures des troubles, tout en précisant ne pas pouvoir vérifier ces données de manière indépendante.

Pourquoi cela est important pour les lecteurs : Dans des conditions de blackout, les bilans peuvent fortement diverger. Un site crédible doit présenter les chiffres comme des estimations attribuées à des sources, et non comme un total « officiel » unique et incontesté.

Blackout numérique : la dissimulation comme politique

Les rapports décrivent l’imposition d’un quasi-blackout de l’internet et des télécommunications durant la répression, limitant la capacité à documenter les morts, à coordonner les protestations ou à contacter des proches. Des organisations de surveillance du réseau signalent des périodes prolongées de connectivité proche de zéro pendant de nombreux jours.

Le groupe de surveillance NetBlocks a indiqué que l’Iran entrait dans sa troisième semaine de blackout national, notant :

  • Une légère augmentation de la connectivité et des utilisateurs utilisant des tunnels (VPN) au 13ᵉ jour

  • Des indices de tentatives visant à générer un trafic artificiel et à construire des récits de rétablissement plus large

Des médias indépendants ont également couvert les affirmations de « rétablissement fabriqué » et la poursuite du blackout.

Les restrictions signalées comprennent :

  • La coupure des données mobiles et de l’internet haut débit

  • Le blocage ou la perturbation des messageries et des réseaux sociaux

  • De sévères restrictions sur les appels internationaux

  • Des obstacles à l’accès pour les journalistes étrangers et les observateurs indépendants

Des millions d’Iraniens vivant à l’étranger seraient incapables de contacter leurs familles. Certains témoignages affirment que le seul moyen de communication restant pour beaucoup serait des appels vocaux à sens unique provenant de l’intérieur de l’Iran, à des coûts par minute extrêmement élevés. Les tarifs précis mentionnés n’ont toutefois pas été corroborés de manière constante par les grands médias.

De nombreux militants affirment : si les tueries avaient cessé, le blackout n’existerait pas ; le blackout existe pour dissimuler et permettre la poursuite de la répression.

Le blackout est décrit comme remplissant plusieurs fonctions :

  • Empêcher la documentation des meurtres

  • Perturber la coordination des protestations

  • Gagner du temps pour retirer ou détruire des preuves

  • Isoler les victimes et leurs familles

Des témoignages et des rapports décrivent les hôpitaux comme des lieux dangereux durant la répression, notamment en raison de raids menés par les forces de sécurité et du retrait de manifestants blessés.

Les actions signalées incluent :

  • Des incursions des forces de sécurité dans des hôpitaux et des établissements médicaux

  • L’enlèvement de manifestants blessés depuis leurs lits d’hôpital

  • Des menaces, des détentions ou des pressions exercées sur des médecins ayant soigné des manifestants blessés

  • L’intégration effective des établissements médicaux dans le système de répression

Les hôpitaux comme instruments de répression

Un adolescent dans un sac mortuaire (IHRDC)

Le Iran Human Rights Documentation Center (IHRDC) a rapporté le témoignage d’un manifestant blessé — décrit comme âgé de moins de 18 ans — qui a survécu en faisant semblant d’être mort.

Selon ce récit, l’adolescent aurait été transféré avec des corps vers le centre médico-légal de Kahrizak, au sud de Téhéran, et serait resté immobile dans un sac en plastique pendant trois jours, craignant d’être exécuté s’il était découvert vivant.

Les détails rapportés incluent :

  • Le fait d’entendre des téléphones portables sonner parmi les cadavres

  • L’odeur intense de décomposition

  • Des coups de feu entendus à l’extérieur de l’établissement

  • Le fait de survivre uniquement parce que des membres de sa famille l’ont finalement retrouvé vivant

Ce témoignage est présenté par l’IHRDC comme un élément indiquant que les manifestants blessés peuvent être traités comme des cibles et que les institutions médico-légales et médicales peuvent être utilisées pour faciliter la répression.

Témoignages sous conditions de blackout

Un témoignage provenant des manifestations à Machhad les 18 et 19 janvier 2026 décrit un schéma extrême de répression de rue : des tireurs embusqués sur les toits visant les manifestants à la tête et à la poitrine.

Alors que les perturbations nationales de l’internet et les conditions de blackout se poursuivent, les récits de témoins directs sont devenus l’un des rares moyens restants pour enregistrer et transmettre ce qui se passe dans les villes iraniennes. Ils sont souvent diffusés avec retard, par des canaux limités, et au prix de risques élevés pour les témoins et leurs familles.

Pourquoi cela est important : Les conditions de blackout ne réduisent pas la violence ; elles réduisent la visibilité. Les témoignages deviennent une forme essentielle de documentation lorsque la vérification vidéo et les reportages en temps réel sont délibérément bloqués.

Exécutions, disparitions et rançons

De multiples sources décrivent la poursuite des exécutions et des condamnations à mort liées à des accusations en rapport avec les protestations, souvent fondées sur des catégories juridiques vagues. D’autres rapports évoquent des corps retenus ou restitués sous contrainte.

Les schémas rapportés incluent :

  • Des exécutions secrètes après des procès expéditifs ou inéquitables

  • Des condamnations à mort basées sur des accusations vagues telles que « inimitié envers Dieu » (moharebeh) ou « corruption sur terre » (efsad-e fel-arz)

  • Des corps retenus tant que les familles ne paient pas ; dans certains cas, les familles sont contraintes de fournir des déclarations sur la cause du décès

  • Des corps jamais restitués et des signalements de fosses communes dans plusieurs villes

Dans des conditions de blackout, la vérification est limitée et de nombreuses organisations ne publient que des chiffres minimaux confirmés ; les chiffres réels pourraient être plus élevés.

Un schéma de violence de longue date

Les observateurs inscrivent la répression de janvier 2026 dans un schéma de plusieurs décennies de violence et de répression.

Les jalons fréquemment cités incluent :

  • 1979–début des années 1980 : exécutions massives d’opposants politiques après la révolution

  • 1988 : massacres de prisonniers impliquant l’exécution de milliers de détenus politiques

  • 2009 : répression violente du Mouvement vert et poursuites ultérieures

  • Novembre 2019 : tueries à grande échelle lors de troubles nationaux (une enquête de Reuters évoquait environ 1 500 morts)

  • 2022–2023 : le soulèvement Mahsa Amini (« Femme, Vie, Liberté ») et les exécutions liées aux protestations

  • Janvier 2026 : nouvelles manifestations nationales et répression sévère sous blackout des communications

Représentation et transition

Reza Pahlavi (né en 1960) est le fils aîné de Mohammad Reza Pahlavi, dernier Shah d’Iran, et de Farah Diba. Il vit en exil depuis 1979 et est actif en tant que figure politique plaidant pour une transition démocratique et laïque.

Dans le contexte des protestations de 2025–2026, de nombreux manifestants et groupes de la diaspora l’ont considéré comme une voix représentative importante.

Dans les moments de transition potentielle, les sociétés se rassemblent souvent autour de figures symbolisant une continuité avec une légitimité antérieure à l’autoritarisme. De nombreux Iraniens, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, reconnaissent Reza Pahlavi comme une voix représentative pour une transition démocratique.

Cela n’est pas présenté comme une « restauration du passé ».
Cela est présenté comme la fin d’une théocratie violente et l’ouverture vers un avenir démocratique et laïque choisi par le peuple.

Ce document ne soutient aucun individu ni aucun modèle politique. Il constate que Reza Pahlavi est fréquemment mentionné dans les reportages et les débats actuels sur la transition.

Pourquoi les chiffres sont incertains

Il est difficile d’établir des chiffres précis concernant les victimes et les arrestations dans un contexte de quasi-coupure totale et de forte militarisation. Les obstacles signalés incluent :

  • Des coupures d’internet empêchant les reportages en temps réel

  • La suppression ou la destruction rapide de preuves

  • Des enterrements rapides, parfois dans des tombes anonymes

  • Des hôpitaux signalant les manifestants blessés aux forces de sécurité

  • Des médecins poursuivis ou soumis à des pressions pour avoir prodigué des soins

  • Des familles menacées au silence

  • L’absence d’accès pour des observateurs indépendants dans de nombreuses zones

Le organizzazioni internazionali pubblicano in genere i numeri minimi verificati. Molti osservatori sostengono che l'incertezza stessa funga da metodo di repressione.

Comment la répression fonctionne

Les rapports décrivent un système de répression intégré, composé d’éléments qui se renforcent mutuellement :

Violence physique
Usage de munitions réelles, détentions arbitraires, torture et décès en détention, parfois officiellement attribués à des suicides ou à des conditions médicales préexistantes.

Surveillance numérique et censure
Surveillance des communications ; criminalisation signalée de l’usage des VPN ; saisie de téléphones ; utilisation de technologies de surveillance, notamment la reconnaissance faciale et le traçage. Lors des coupures, l’État peut restreindre ou interrompre totalement la connectivité.

Coercition économique
Perte d’emploi, comptes bancaires gelés, retraits de licences professionnelles, expulsions d’étudiants et sanctions collectives contre les familles sont décrits comme des outils visant à épuiser et dissuader la contestation.

Guerre psychologique et propagande
Aveux forcés diffusés à la télévision d’État, menaces contre les proches, intimidation des communautés et campagnes délibérées de désinformation.

Milices étrangères et réseaux régionaux

Certains rapports évoquent l’utilisation ou la présence d’éléments de milices alignées à l’étranger dans la répression des manifestations, notamment des allégations concernant les Forces de mobilisation populaire irakiennes (Hashd al-Shaabi).

Lorsque Ali Khamenei déploie des combattants du Hashd al-Shaabi depuis l’Irak vers l’Iran pour réprimer des civils, cela constitue une intervention étrangère.

Pourtant, l’inquiétude mondiale concernant les « ingérences étrangères » semble appliquée de manière sélective.

Une question centrale soulevée par de nombreux Iraniens est la suivante : pourquoi le monde considère-t-il l’intervention comme inacceptable uniquement lorsqu’elle pourrait aider des civils, tout en ignorant les interventions qui aident le régime à tuer ? Ils soutiennent également que de nombreux Iraniens rejettent toute alliance avec des forces supplétives armées et combattent les mêmes réseaux qui déstabilisent la région.

La République islamique est également citée comme un important soutien de groupes armés régionaux, notamment :

  • Hezbollah (Liban)

  • Hamas

  • Jihad islamique palestinien

  • Kata'ib Hezbollah

  • Asa'ib Ahl al-Haq

  • Harakat Hezbollah al-Nujaba

  • Kata'ib Sayyid al-Shuhada

  • Harakat Ansar Allah al-Awfiya

  • Kata'ib Imam Ali

  • Saraya al-Ashtar

L’argument avancé par de nombreux Iraniens est clair :
Un régime qui alimente des réseaux armés à l’étranger tout en massacrant des civils dans son propre pays n’est pas un État normal. Il constitue un danger au-delà de ses frontières.

Aide extérieure

Certains militants soutiennent qu’un État prêt à recourir à une violence létale massive contre des civils n’agit pas comme un gouvernement normal et représente des risques régionaux plus larges. Ils rapportent que de nombreux Iraniens demandent une action internationale plus forte pour dissuader les tueries et écourter le bain de sang.

Cette position fait débat parmi les Iraniens et à l’international. Les points de vue rapportés vont des appels à l’isolement diplomatique et à des mesures de responsabilité, jusqu’à l’opposition à toute intervention étrangère. Le point commun reste l’exigence de protection des civils et de responsabilité pour les violations.

De nombreux Iraniens affirment que le régime a éliminé toute voie interne de changement en répondant à la dissidence par des massacres, des exécutions et un blackout de l’information.

Ils déclarent que :

  • ils ne considèrent pas les États-Unis ou Israël comme des ennemis

  • ils ne s’opposent pas à une pression militaire extérieure, voire à une intervention, si cela permet de mettre fin plus rapidement aux massacres

  • de nombreuses personnes en Iran espèrent une aide des États-Unis, car le régime ne laisse aucune voie interne sûre

Cela n’est pas présenté comme un appel à l’occupation, mais comme une supplique visant à arrêter un massacre et à accélérer la fin d’un régime qui tue à une échelle massive.

Ce que l’Europe doit faire maintenant

Les points suivants sont fréquemment cités par des militants et certains groupes de la diaspora ; leur inclusion n’implique pas une approbation, mais reflète des positions circulant dans le débat public :

  • Réduire la normalisation diplomatique qui légitime la République islamique pendant une répression de masse

  • Soutenir des enquêtes internationales et des poursuites pour de graves violations des droits humains

  • Expulser les responsables et agents accusés de répression ou d’intimidation transnationale lorsque des preuves existent

  • Accroître la pression pour rétablir un accès complet à internet et protéger la liberté de la presse

  • Cesser de traiter la République islamique comme un État normal tant que des violations massives sont en cours

Pourquoi la République islamique n’« aide » pas les Palestiniens

La posture de la République islamique à l’égard de la Palestine n’est pas principalement humanitaire. Il s’agit d’une stratégie géopolitique qui utilise la cause palestinienne pour étendre son influence, construire des réseaux armés et justifier la répression interne. Le résultat est un soutien qui n’améliore pas de manière fiable la vie des civils palestiniens, tout en accroissant les cycles de violence, la fragmentation et le contrôle externe.

1) Qui elle soutient — et pourquoi cela importe

Le « soutien » le plus constant du régime a été un appui militaire, financier et logistique à des groupes armés, et non une aide humanitaire neutre. Cela importe parce que :

  • Les factions armées ne sont pas le peuple palestinien

  • Le soutien militarisé privilégie l’escalade au détriment du bien-être civil

  • Le renforcement de groupes armés fait souvent payer le prix aux civils par la guerre, le déplacement et la coercition

Les groupes fréquemment cités dans ce réseau de supplétifs incluent le Hamas, le Jihad islamique palestinien et d’autres milices alignées sur l’Iran dans la région (y compris le Hezbollah et des milices irakiennes).

2) Pourquoi la guerre par procuration n’est pas une « aide »

Si l’objectif était d’aider les civils, les résultats devraient s’améliorer : sécurité, accès à la nourriture, à l’eau et aux soins, gouvernance stable et liberté face à l’intimidation. La guerre par procuration produit généralement l’inverse :

  • Elle augmente le risque de représailles, de sièges et de souffrances civiles massives

  • Elle oriente la politique vers la domination armée plutôt que vers une gouvernance responsable

  • Elle entretient des récits maximalistes qui enferment les populations dans des conflits permanents

C’est pourquoi de nombreux Palestiniens et de nombreux Iraniens rejettent l’idée que l’approche de l’Iran constitue une « aide » : elle génère souvent davantage de destruction et moins de capacité d’action pour les populations ordinaires.

3) Elle compromet l’autodétermination palestinienne

Les soutiens extérieurs offrent rarement une aide inconditionnelle ; ils influencent les décisions. Lorsque l’Iran finance ou arme des factions, cela peut :

  • Influer sur les choix d’escalade ou de désescalade

  • Approfondir les divisions entre camps politiques palestiniens

  • Affaiblir la possibilité d’un leadership unifié et représentatif

Une cause ne peut être « libérée » si elle devient un outil au service d’une stratégie régionale étrangère.

4) Elle sert la survie et la propagande du régime

La République islamique utilise la Palestine pour revendiquer une légitimité morale tout en commettant des abus massifs à l’intérieur de ses frontières. Cela offre au régime :

  • Une diversion : détourner la colère intérieure vers l’extérieur

  • Une justification : qualifier la dissidence de trahison et de « complot étranger »

  • Un outil de recrutement : se présenter comme le « chef de la résistance »

Un État qui tue et exécute ses propres civils tout en revendiquant une autorité morale à l’étranger agit selon une logique de survie, non selon des principes humanitaires.

5) Elle ne fournit pas ce dont les civils ont réellement besoin

Une aide humanitaire authentique est mesurable et centrée sur les civils :

  • Fournitures médicales et hôpitaux protégés

  • Nourriture, eau et systèmes d’assainissement

  • Abris et reconstruction

  • Évacuations et couloirs humanitaires

  • Diplomatie visant à réduire les dommages civils

La contribution emblématique de l’Iran n’est pas celle-ci. Elle est principalement une influence militarisée, entraînant souvent des conséquences collectives plus sévères pour les civils.

6) Elle exporte le conflit dans la région

La posture de l’Iran sur la Palestine est liée à un réseau régional plus large (Liban, Syrie, Irak, Yémen). Cela internationalise le conflit et fait des Palestiniens une partie d’une confrontation plus vaste qu’ils ne contrôlent pas eux-mêmes, réduisant leur capacité d’action et augmentant le risque d’escalade.

7) Une position moralement cohérente

Les trois affirmations suivantes peuvent être vraies simultanément :

  • Les civils palestiniens méritent des droits, la sécurité et l’autodétermination.

  • La République islamique ne représente pas les Palestiniens et n’est pas un acteur humanitaire.

  • Soutenir les Palestiniens ne nécessite pas de soutenir la République islamique ni la guerre par procuration.

Être solidaire des Palestiniens et des Iraniens n’est pas contradictoire. Se soucier des deux implique de rejeter tout régime ou réseau qui traite la vie humaine comme un instrument.

Cette ressource s’appuie sur des sources vérifiées, notamment des organisations internationales de défense des droits humains, du journalisme d’investigation et des témoignages directs provenant de l’Iran.

Les chiffres cités représentent des minimums confirmés lorsque la vérification est possible. Les chiffres réels peuvent être plus élevés en raison de la suppression systématique de l’information, de l’intimidation des témoins et de la destruction de preuves.

Cette ressource :

  • ne prétend pas être exhaustive

  • ne représente aucune organisation politique

  • ne se substitue pas aux voix iraniennes directes

  • ne présente pas des spéculations comme des faits

Certaines affirmations sont largement corroborées par plusieurs sources indépendantes ; d’autres proviennent d’un nombre plus restreint de sources, la vérification étant limitée par les coupures de communication, l’accès restreint pour les journalistes et observateurs, et l’intimidation des témoins.

Afin de préserver la crédibilité, ce document distingue entre :

  • Les informations vérifiées ou largement corroborées (plusieurs sources fiables)

  • Les informations crédibles mais difficiles à vérifier dans des conditions de blackout

  • Les affirmations qui restent non confirmées ou seulement partiellement étayées

Sources et transparence